La Compagnie de la Rose

Cette taverne de l'Île du Trépont, accueille les aventuriers depuis le début de la colonisation des Îlots Centraux. Venez-donc boire un verre, parler de tout et de rien, dans la bonne ou la mauvaise humeur !
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Phedre
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La Compagnie de la Rose

Message par Phedre »

C'est un muret qui condamne la rue un peu plus tôt qu'espéré. Ses pierres sont de grès, probablement des montagnes d'Orvale, et sa structure forme un arrondi qui se rehausse en son centre. Là, une porte coquette, du chêne, comme on en voit dans la FroideForêt. La porte est toujours fermée, et seuls les deux arbustes qui s'envolent du grès permettent de deviner un jardin. Un petit jardin. On évaluerait la distance entre le muret et la demeure à dix pas. Parfois, dans la journée, on s'arrête devant le muret. On imagine de la vie à l'écoute du rire d'une jeune fille et le tricot d'une vieille. On pense : c'est un rire d'oiseau en cages. Quand vient la nuit, un homme grisonnant au dos courbé y rentre avec ses dossiers. Bruit de clés, porte qui se claque, les lumières s'éteignent. Voilà, la maison s'apprête à dormir.

Une tête dépasse du muret. Puis deux. Puis trois. Des têtes de filous, de voyeurs, des têtes d'acrobates avant l'aube. Leur haleine sent la taverne, leur cou a la marque des baisers. Ils laissent derrière eux une fenêtre ouverte, avec une robe de chambre en toile de fond. Ce sont des gaillards fort bien habillés, quoique l'un des trois soit nu d'une chemise et d'un pantalon.

"Allons, Poras, encore un effort !", lance l'homme au nez proéminent.

"Fichu tas de graisse ! Je voudrais vous y voir, vous autres...", souffle le géant rougeaud, toujours sur le muret.

"Aide-le, Salvino, tu vois bien que je suis moi-même dans une situation délicate !" dit l'homme nu à l'homme nez.

"Que la Prompte et Forte Poigne m'accompagne..." répond le nez au nu.

A l'angle de la rue : "Silence ! Vous allez réveiller tout le quartier !"
Puis : "Frotte ton nez, Salvino ! Ca te portera chance !"

Ca, c'est Guartane. Deux grammes de douceur dans quarante kilos de malice. Des cheveux aussi longs que libres, l'oeil espiègle, l'autre imprudent de jeunesse.

"La voix est libre, ma jolie ?" Siram, l'homme nu à la fantastique moustache.

"La prochaine fois que tu m'appelles ma jolie, je te tranche l'attribut et le jette en pâture aux dames de salons", répond l'eldoriane. Pendant qu'un Salvino suicidaire réceptionne un Poras ridicule, Guartane lance un regard furtif dans la rue adjacente. Du monde vient.

"Personne. La voie est libre, allons !"

Les trois compères se lancent, longent les murs à grand pas de voleurs. Siram cache sa vertu derrière les épaules de Poras. Le géant se remet de son escalade, Salvino masse son cou endolori. L'élan s'arrête subitement quand ils tournent à l'angle. Des hommes en uniforme arrivent en face. Soldats en patrouille, flanqués d'un homme en armure noire.

"Guartane ! Tu avais UNE mission, c'était de faire le guet pour nous !" peste Poras.

Guartane, les bras croisés, boudeuse : "et vous, toujours le beau rôle, messieurs ! Moi aussi j'aurais voulu participer au sauvetage glorieux du compagnon Siram ! Le délivrer du sort funeste qui l'attendait !"

Les soldats se rapprochent.

"La mission était pourtant claire, Guartane, fait Salvino. On guettait le retour du vieux mari sortant de son travail, et on se dépêchait de récupérer Siram des bras de la jeune épouse avant que le vieux ne découvre le pot-au-rose !"

"Vous y repenserez à deux fois, avant de me lancer les miettes de la victoire !" Guartane secoue la tête.

Voilà le résultat.

"Alors mademoiselle, messieurs, on s'amuse à poil toute la nuit ? " s'amuse un premier soldat.
Un deuxième soldat : "on dérange les honnêtes gens ? Outrage aux bonnes moeurs, mmh ?"
Un troisième, à l'adresse de l'homme en noir : "elle est belle la Compagnie Blanche !"

L'homme en noir ne répond pas, mais assassine des yeux les quatre Compagnons Blancs. Sa présence est d'autant plus menaçante qu'il porte un heaume terrifiant, serti d'écailles de créatures anciennes. C'est un Compagnon Noir, un homme qui a dédié sa vie à étudier les mystères de la Prompte et Forte Poigne. Il ne les sermonnera pas, ces insolents de la Compagnie Blanche. Ceux-là ne savent que guerroyer et festoyer. Ils n'ont aucune conscience d'eux-même. Protéger Pierre Blanche, certes, mais pour ensuite se dégrader ? Non. Le Compagnon Noir a trouvé sa voie. Protéger l'intérieur plutôt que l'extérieur. Tout dédier à la Poigne.

"Allez les gars, attrapez-moi ces pitres, qu'on leur donne une leçon." ordonne un sous-officier.

"Je peux régler votre compte avec mes poings, soldats, s'ils conviennent à la noblesse de votre âme !" s'amuse Salvino, pendant que les épées des militaires sortent du fourreau.

Car bien entendu, ni Salvino, ni Siram, ni Guartane ni Poras ne sont armés.
Dernière modification par Phedre le 10 mai 2020, 18:07, modifié 1 fois.
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Yule
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Re: La Compagnie de la Rose

Message par Yule »

3 pieds et 20 pouces, nattes défaites coiffées d'un feutre, nez en l'air pour marcher en suivant la trace des étoiles. Pas forcément d'un pas très assuré. L'alcool embuera bientôt ses yeux, mais les pavés flottent déjà agréablement sous ses jambes. Elle pense en silence la musique, et son art. Elle va s'offrir un peu de chaleur et de rires en ville avant de se rentrer jusqu' à la paillasse qu'elle loue pour pas grand chose à Corina. Un luxe agréable après avoir usé le couvert des arbres et d'autres nids de fortune.

Comment elle se cogne à cet escogriffe triste à faire pleurer le carême ? Et bien elle ne regarde pas où elle va, c'est simple non !

- 'scusez...

Le type se retourne d'un air méchant, même ça on le devine dans la pénombre naissante. C'est vrai qu'il y avait quelque chose d'une algarade qui montait pas loin. Mouai.

Ils se dévisagent un moment. Et puis le type cul-nu tousse et brise l'échange assassin.

- Je ne voudrais pas vous déranger ma belle mais on allait régler ça entre nous.


La tête de Poras, avec qui elle a eu le plaisir de rire et de trinquer au fort de la Prompte Poigne, dénote que lui, voit qui elle serait.

- Yüle Van Delbaeth, mon beau. D'habitude, je préfère que l'homme ne commence pas tout seul. On ne vous apprend rien à la Compagnie de la Rose ou quoi ?
La question s'adresse à Guartane qui lève les yeux au ciel.

La rousse aux nattes jette son chapeau à l'impudique qui s'en saisit promptement pour cacher son affaire.

Les mains sont encore vissées aux pommeaux des épées.
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SyraG
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Re: La Compagnie de la Rose

Message par SyraG »

Syragonn sort de la taverne, sobre, après avoir réglé une dernière ardoise qui trainait, longue comme un jour sans pain. Il remercie une dernière fois la tenancière de sa patience et s'avance dans la rue. Il fait quelques pas, perdu dans ses pensées absentes de toute hallucination due à l'alcool.

-choc, suivi d'un fouettement de cheveux sur la bouche quand Yule, qu'il vient de heurter, se retourne précipitamment-

Il se remet du choc et observe la scène improbable qui se joue devant ses yeux ébahis. Un compagnon blanc habillé seulement d'un chapeau, mais pas posé sur sa tête, ses collègues sur le point de s'en prendre aux patrouilleurs réguliers, accompagnés de l'homme au casque rutilant.

Le stratège se remet de l'étonnement et questionne du regard l'homme à la stature droite qui mène les patrouilleurs.

"Encore une entorse aux bonnes mœurs en vigueur. La fois de trop! Déjà la dernière fois, quand celui-là, Il désigne Poras d'un geste de la main est venu essayer piller les réserves de bière du palais, il est passé à ça de finir aux geôles, mais a réussi à s'en sortir. Cela suffit! Ils méritent une réprimande!"

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Phedre
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Re: La Compagnie de la Rose

Message par Phedre »

L'aube paraît au-dessus des murs de la Cité. Un scintillement sur une armure blanche. Le sourire d'une barbe grise que le rose matinal nettoie. Les rues sont vides, ce qui est un bon prétexte pour la rêverie. Sorath, guerrier debout. Sorath, gardien du sommeil. Sorath, premier de la classe. Le Compagnon Blanc imagine des ennemis invisibles, il sort sa rapière, bataille autour des maisons endormies. Sorath, derrière toi, un pirate ! Parade, coup d'estoc, ennemi défait, Sorath part maintenant sauver son ami en difficulté contre trois autres malandrins. Wouf, l'épée fend l'air, coup de taille, Sorath désarme le second, assomme le troisième par un coup de casque, car il n'y a pas de règles quand on se bat contre la piraterie. Une belle dame en danger, il la sauve, un enfant apeuré, il le porte sur son épaule et fend la masse des brigands comme un bateau la mer. Son heaume tombe, tant pis ! Pour Pierre Blanche ! Blessure invisible. Pour la Régente ! Moulinets dans le vide. Pour la Bannière et ses Bannerets ! Sifflement d'une cape. Pour...

La bataille légendaire et imaginaire l'a poussé jusqu'au tournant d'une rue. A l'autre bout, des silhouettes. Le vieil homme plisse ses yeux pleins de rides. Des maudits soldats. Un damné Compagnon Noir. Cet idiot de Poras. Cette crétine de Guartane. Salvino. Siram cul nul... Et... Le Stratège Syragonn. Le Paladin Yule. Dans de beaux draps qu'ils sont... Sorath, soldat exclu de l'armée. Sorath, vétéran raté. Sorath, Compagnon Blanc sans charisme. Les aider... Ceux qui moquent sa vieille expérience ? Jamais ! Puis il se souvient... Le serment de la Rose... Cinq rapières qui prennent feu dans la nuit. La fraternité. Solidarité dans l'épreuve. Les laisser se débrouiller ? Jamais !

A l'autre bout de la rue, l'attroupement entend le bruit de l'acier et le cri du Compagnon Blanc derrière les murs : "Alerte ! Alerte ! Un minion a pénétré la Cité !" Sorath fait tinter sa cuirasse avec son épée.
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Yule
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Re: La Compagnie de la Rose

Message par Yule »

Filant un coup de coude adroit dans les côtes de Syragonn, la flamme rousse gueule d'un ton autoritaire, feignant la panique.

- "Et bien, bougez vous compagnons ! Qu'on sonne l'alerte ! Un miiiiiinioooooon. Que l'Etre nous protège, et dire que nous sommes désarmés ! Une escoooorte, il nous faut une escooorte !
Soldat, donnez votre arme au Chevalier Guartane, tout de suite !"
lance-t-elle au clampin de gauche, le casque tombant sur l'arrête de son nez.

Le type la regarde, éberlué, les yeux ronds comme un merlan sorti de l'eau. Il va du minois roux déformé par l'angoisse à la tronche patibulaire du Compagnon Noir

- "Bin heu...m'dame...j'veux dire Paladin, je, mon...m...mon arme ?"

Parfait, ce pauvre nigaud ne sait même plus comment il s'appelle. La rousse pousse sa voix un ton encore dans les aiguës.

- "Mais oui nom d'un troll à lunettes ! Votre épée tout de suite ! Protéger, servir ! Et allez sonner l'Alarme vous ! Par tout les cieux, faut-il attendre un mort pour que vous vous ressaisissiez !"


Le soldat cède sous la pression et tend sa lame à Guartane qui s'en saisit avec l'aisance des prodiges. Le type nu se place derrière elle, tant par pudeur que pour amplifier l'effet de la scène.
Les yeux noisettes de Yüle cherchent avec insistance ceux de son ailier chauve. Inutile de dire qu'il y a de l'espoir dans un tel regard, le genre d'espoir qu'on ne doit pas décevoir.

- "Stratège, il nous faut un point rapide de la situation! L'envahisseur est peut être nombreux ! C'est la providence qui nous envoie de tels hommes en un moment pareil."

Son adoration et sa reconnaissance glissent jusqu'au Chevalier Noir toujours immobile.
Yüle Van Delbaeth
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SyraG
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Re: La Compagnie de la Rose

Message par SyraG »

-ce moment d'excitation et de désordre précédant chaque bataille-
Pour les plus aguerris, il ne s'agit que d'un instant, le temps d'un battement de cil où l'adrénaline monte en puissance, électrisant le corps, puis l'entrainement et l'expérience reprennent le dessus. Il faut se contrôler , agir intelligemment, stratégiquement, ne pas se laisser déborder et surtout gérer les plus jeunes, impatients ou imprudent. Les vétérans sont là pour ça!
Pour le jeune soldat, désarmé, encore sous le choc de la soudaineté, cherchant dans les yeux de son commandant un signe, un ordre à suivre, le temps est extrêmement long. Une main tremble de crainte pour la vie de son prochain, celle qui tient le bouclier. L'autre main tremble d'impatience, celle qui tient la vie d'autrui quand elle est armée. Équilibre pour certains, déséquilibre pour d'autre. Tout est dans la conscience du soldat qui manie ses outils.

Tout se passe en un éclair.

Le chapeau tombe. -bas les masques-.

Désarmés, les Compagnons Blancs vont tout de même aux devants.

La hiérarchie se met en place.

Les ordres tombent. Périmètre-Défense-Couvre-feu-Alarme.

Poras ayant empoigné Salvino -gros nez qu'on les appelle dans les tavernes- suivent déjà au loin leurs amis. Le regard de Yüle communie avec tous. Le Stratège se frotte les cotes mais ne peut y résister. Les soldats effectuent les ordres en bon soldat, un temps de retard pour le plus jeune. La Compagnie Blanche est déjà presque hors de vue dans cette pénombre. Le courage les guide. Tout se met en place. Le rideau pourra bientôt couvrir la scène. Si d'autres péripéties ne se mêlent à l'acte en train de se jouer.

Et pendant ce temps le Compagnon Noir reste calculateur, suspicieux...Si peu de bruit pour une attaque. Sous le couvert de prêter main forte, il suit les Compagnons Blanc.

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Phedre
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Re: La Compagnie de la Rose

Message par Phedre »

Les Compagnons Blanc ont bien reconnu la voix de leur comparse. Ils échangent entre eux des regards surpris mais rassurés. Ce bon vieux Sorath ! Qui l'eût cru capable d'un tel coup ? A l'angle de la rue, ils retrouvent l'ancien soldat. Ils voudraient le remercier, le féliciter, lui qui vient de les sauver de la prison, mais ils déchantent très vite. Sorath est hilare, et on a plutôt envie de lui en foutre une, comme d'habitude.

"Allons fêter notre sauvetage autour d'un godet !"

C'est Salvino qui parle. Il a un peu de peine pour Sorath, Salvino. Peut-être que c'est le plus raisonnable de la Compagnie, après tout. Le plus éduqué, aussi. Une manière de compenser son arête extrême. Toujours est-il qu'il joue de ses clés, prêt à inviter ses compagnons en sa demeure pour vider quelques cuvées exceptionnelles. Un autre joue de son fer, un cimeterre cette fois. C'est le Compagnon Noir, qui les a suivi. On ne lui connaît pas de nom. Il ne tient pas à le donner non plus. Aussi, il ne tient pas à leur donner une chance de s'échapper. Mais il est seul, maintenant. Et les Compagnons Blanc sont armés. Qu'importe ! La fatigue d'une nuit blanche les aura tôt fait de perdre l'épée. Lui, vient seulement de se lever, il gonfle d'énergie.

En face, les Compagnons Blanc sourient. Quel plaisir, toujours, de botter les fesses à ces bigots et punaises de temple ! Lentement, ils l'entourent, l'oeil ironique. Le géant Poras le toise de haut, patibulaire. Ca n'a pas commencé, c'est déjà fini. A quelle sauce le Compagnon Noir va-t-il être mangé ? Salée la sauce, voilà pour l'addition qu'est en train d'écrire le regard maintenant amusé du Compagnon Noir. Dans la confusion de la fausse alerte, ses camarades se sont réveillés. Ce sont maintenant eux qui entourent Sorath, Poras, Siram, Guartane, Salvino. Si l'on prend du recul, il y a un petit point noir, encerclé par un peu de blanc, autour duquel d'autres points noirs gravitent. Au-dessus, la tête de Poras. C'est lui qui donne la mesure. Guartane joue sa partition, Siram jette son chapeau à une figure ennemie, Sorath, d'abord hésitant, perd toute timidité, Salvino, tel l'espadon, fend les capes noires. C'est la débandade ! Concert d'onomatopées, des casques tombent, des coups se perdent, le bruit de l'acier fait des étincelles, au loin les soldats sont persuadés d'entendre les premiers affrontements avec le minion, on hurle, on s'insulte, on maudit. Compagnie Noire ! Compagnie Blanche ! Plus forts, c'est nous les plus forts ! Il y a des rapières qui giclent au sol, on en vient aux mains, on se met le doigt dans l'oeil, ça cogne, ça mord, ça glisse. On continue par terre. Des têtes navrées d'Eldorians étourdis par le bruit ferment les fenêtres.

Poras joue de la caisse claire avec deux heaumes habités. Siram est en difficulté dans sa nudité. Guartane assomme un gobelin. Salvino chante une ballade, Sorath la reprend... Attendez, un gobelin ? Un gobelin ! Bientôt, une masse verte se confond avec le Blanc et le Noir. Au bout de la rue, une grille d'égout a été soulevée. Et les Compagnons Noir, et les Compagnons Blanc, que disent-ils ?

"Compagnie de la Rose ! En formation !"

C'est ce nuage violent que le Stratège Syragonn, la Paladin Yüle et la Margrave Phèdre découvrent finalement. Tout le monde a déjà oublié le minion, les intimités, les railleries. Maintenant, l'Union. Les trois bannerets se précipitent dans la bataille.
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