Le Fingelien

Fingel

 

Fingel est le héros le plus célèbre de l’histoire des Landes. D’innombrables récits et légendes tournent autour de sa personne ou de ses proches. Sa naissance marque l’an 1 du calendrier et l’année a été rebaptisée en « fingelien ».

Fingel était fils de l’Eldorian Thylion, grand conseiller de son roi. A l’assassinat de ses parents, il fut recueilli par des Hommes Bleus qui l’élevèrent dans leurs traditions. Cela lui donna le goût des cultures différentes, il entreprit un voyage initiatique auprès des peuples des Landes. Il apprit l’art martial saurien, se lia d’amitié avec le fils du roi nain, conquit l’estime des Elfes et le cœur de la superbe D’jhi Sanai. Il parvint même à rencontrer les mystérieux Humains Anciens. La bénédiction des Landes semblait être sur lui.

Grâce à ses voyages, Fingel prit conscience que les guerres entre les peuples avaient des motifs futiles. Fort du prestige de ses premiers exploits, il convainquit plusieurs rois de former une alliance pacifique, à laquelle chaque peuple pourrait un jour participer.
Mais cette union contrecarrait les projets du roi sinan Erham, qui tissait sa toile pour contrôler les Landes par l’espionnage et la manipulation. Très bien informés, les Sinans tentèrent de détruire l’alliance en l’attaquant avant qu’elle ne soit opérationnelle. C’était sans compter sur les talents de stratège de Fingel, qui sut utiliser au mieux les capacités de chaque peuple allié. Les Sinans subirent une lourde défaite dans les gorges du Trépont et la plupart des peuples rejoignirent l’alliance.
Erham ne s’avoua pas vaincu pour autant. Il mit la main sur un puissant orbe magique, l’Illyth Thyl, qui lui permettait de lever des armées de morts vivants et d’autres monstruosités. Deux ans à peine après sa défaite, il défiait la jeune alliance avec une armée apparemment invincible. Fingel dut se faire Sinan parmi les Sinans pour comprendre l’origine de la puissance de son ennemi et le contrer. Il permit la victoire de son camp en dérobant l’orbe maudite lors de la bataille décisive. Vaincus, les Sinans et leurs alliés Galdurs durent rejoindre l’alliance.

Dès lors commença le siècle le plus heureux de l’histoire des Landes, connu sous le nom de Paix Eternelle. L’alliance regroupait tous les peuples. Fingel la guidait sagement depuis une capitale bâtie pour symboliser cette ère nouvelle, Luminea. Et le continent vivant semblait approuver cette paix, se faisant doux pour ses habitants et accordant à Fingel une apparente immortalité.
Pour unifier les peuples, Fingel leur enseigna la religion que les Humains Anciens lui avaient transmise, celle de la Prompte et Forte Poigne. Il montra que chaque religion des Landes était un aspect de cette divinité d’amour et de paix. Ce fut paradoxalement la cause de sa chute. Un jeune prêtre eldorian, Tallikion, fit une interprétation extrême de cette religion. Il réveilla le racisme latent de son peuple en accusant les Hommes Bleus de pratiques hérétiques. La haine déboucha sur une nouvelle guerre générale, et Fingel se suicida en contemplant l’effondrement de son œuvre.

Tallikion semblait triompher, mais nul n’avait anticipé la réaction des Landes, dont les grandioses projets venaient d’être brisés par la sottise de leurs habitants…


Quelques récits du temps de Fingel :

 

Epoque suivante : le Postfingelien


Epoque précédente : le Préfingelien